" A l'étonnement et au désarroi de Frodon, le magicienjeta soudain l'anneau au milieu d'un endroit embrasé du feu. Frodon pussa un cri et voulut saisir les pincettes; mais gandalf le retint.
_Attendez, dit-il d'une voix autoritaire, jetant à Frodon un regard rapide de sous ses sourcils hérissés.
Aucun changement apparent ne se produisit sur l'anneau. Après un moment, Gandalf se leva,ferma les volets à l'extérieur de la fenêtre et tira les rideaux. L'obscurité et le silence envahiret la pièce, encore que le claquement des cisailles de Sam, plus proches maintenent de la fenêtre, se fit encore entendre faiblement du jardin. Le magicien se tint un moment le regard fixé sur l'âtre : puis il se baissa, retira l'anneaux du feu à l'aide des pincettes et le ramassa aussitôt. Frodon sursauta.
_Il est tout à fait froid, dit Gandalf. Prener-le! Frodon le reçu dans sa paume contractée :l'objet semblait être devenu plus lourd que jamais.
-Elevez-le! dit Gandalf. Et regarder attentivement. Le faisant Frodon vit alors des lignes fines, plus fines que les plus fins trait de plume, qui couraient le long de l'anneau, à l'extérieur et à l'intérieur : des lignes de feu qui paraissaient former les letresd'une gracieuse inscription. Elles brillaient d'un éclat perçant et pourtant lointain, comme d'une grande profondeur.
_ Je ne puis lire les lettres de feu, dit Frodon d'une voix mal assurée.
_ Non, dit Gandalf, mais moi je le peux. Les lettres sont de l'elfique, d'un mode antique, mais la langue est celle de Mordor, que je ne veux pas prononcer ici. Voici toutefois en langue commune ce que cela dit, assez litéralement:
Un anneau pour les gouverner tous. Un anneau pour les
trouver,
Un anneau pour les amener tous et dans les ténebres
les lier.
Ce ne sont que deux vers d'un poème depuis longtemps connu dans la tradition elfique:
Trois anneaux pour les Rois Elfiques sous le ciel,
Sept pour les Seigneur Nains dans leur demeures de
pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le seigneur ténébreux sur son sombre trône
Dans le pays de Mordor où s'étendent les Ombres
_Attendez, dit-il d'une voix autoritaire, jetant à Frodon un regard rapide de sous ses sourcils hérissés.
Aucun changement apparent ne se produisit sur l'anneau. Après un moment, Gandalf se leva,ferma les volets à l'extérieur de la fenêtre et tira les rideaux. L'obscurité et le silence envahiret la pièce, encore que le claquement des cisailles de Sam, plus proches maintenent de la fenêtre, se fit encore entendre faiblement du jardin. Le magicien se tint un moment le regard fixé sur l'âtre : puis il se baissa, retira l'anneaux du feu à l'aide des pincettes et le ramassa aussitôt. Frodon sursauta.
_Il est tout à fait froid, dit Gandalf. Prener-le! Frodon le reçu dans sa paume contractée :l'objet semblait être devenu plus lourd que jamais.
-Elevez-le! dit Gandalf. Et regarder attentivement. Le faisant Frodon vit alors des lignes fines, plus fines que les plus fins trait de plume, qui couraient le long de l'anneau, à l'extérieur et à l'intérieur : des lignes de feu qui paraissaient former les letresd'une gracieuse inscription. Elles brillaient d'un éclat perçant et pourtant lointain, comme d'une grande profondeur.
_ Je ne puis lire les lettres de feu, dit Frodon d'une voix mal assurée.
_ Non, dit Gandalf, mais moi je le peux. Les lettres sont de l'elfique, d'un mode antique, mais la langue est celle de Mordor, que je ne veux pas prononcer ici. Voici toutefois en langue commune ce que cela dit, assez litéralement:
Un anneau pour les gouverner tous. Un anneau pour les
trouver,
Un anneau pour les amener tous et dans les ténebres
les lier.
Ce ne sont que deux vers d'un poème depuis longtemps connu dans la tradition elfique:
Trois anneaux pour les Rois Elfiques sous le ciel,
Sept pour les Seigneur Nains dans leur demeures de
pierre,
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Un pour le seigneur ténébreux sur son sombre trône
Dans le pays de Mordor où s'étendent les Ombres


